Cuzco et la Vallée Sacrée des Incas

Selon la mythologie inca, Inti, le dieu Soleil aurait envoyé sur terre Manco Capac et sa sœur-épouse Mama Occlo. Emergeant du lac Titicaca, ils se seraient mis en quête d'une terre fertile. Atteignant la vallée de Cuzco, ils y auraient fondé la capitale de l'empire et apporté aux Hommes, l’agriculture, les techniques de construction et l’art du tissage.

Et l’Histoire dans tout ça ? Un royaume de Cuzco est fondé au XIIe s. par des Quechuas, groupe tribal le plus important (encore aujourd’hui) dans les Andes. 

La dynastie Inca apparaît au XIIIe s. et au XVe s., Inca Pachacuti, le 1er empereur inca connu, fonde et conquiert un immense empire. Du sud de la Colombie au Chili en passant par l’Equateur, le Pérou et la Bolivie, les Incas dominent un territoire de 950 000 km2 (comme si une puissance s’étendait de Saint-Pétersbourg au Caire). Leur administration unifie les différentes tribus et se sert du quechua comme langue véhiculaire. Alors que les conquistadors espagnols débarquent en Amérique centrale, l’empire inca est déchiré par la guerre civile. Les maladies apportées par les Européens ont déjà décimé une multitude d’Indiens quand Francisco Pizarro et ses hommes envahissent l’empire.

Cuzco

Dimanche,

On arrive à Cuzco dans l’après-midi, après avoir survolé les Andes pendant plus d'une heure. Depuis le hublot, on voit briller au soleil les toits de tôle des maisons. L'avion contourne quelques montagnes avant de se poser sur la piste du petit aéroport. Il est 15h45.

Un premier ptit tour dans la ville mais on y va doucement. Choc altimétrique. En l’espace d’une heure, nous venons de passer du niveau 0 de la mer à 3300 mètres d’altitude. Mal au crâne. On est essoufflés rien qu’en montant à l’étage de notre chambre. Si nous voulons partir randonner dans la vallée sacrée, il va d’abord falloir prendre notre temps.

Lundi arrive, au soleil, celui des cités d’or…

On se dirige vers Qorikancha, le temple du soleil, enfin ce qu’il en reste. À l'arrivée des Espagnols, il est rasé et pillé de fond en comble. Les plaques d'or couvrant les murs sont arrachées et les momies des anciens Incas profanées. Il ne reste aujourd’hui que ses fondations, servant d’assise à l’église et au couvent Santo Domingo.

On flâne dans les étroites ruelles pavées. Les femmes quechuas, en costume traditionnel, sont nombreuses à être descendues des hauteurs (villages ou bidonvilles) pour vendre leur textile dans les rues. Un bébé dans le dos et/ou une chèvre sous le bras, elles attirent notre attention.

On arrive sur la monumentale Plaza de Armas, bordée d’immeubles coloniaux, d’une cathédrale et d’un église. Les Cuzquenos et les touristes profitent des bancs publics pour se poser au soleil.

Et ça chauffe ! Même à cette altitude ! On s’abrite à l’ombre de la terrasse d’un ptit resto situé sur la place. Apéro typico au Pisco. On préférera la trucha ou le pollo aux spécialités de la carte comme le Quy (ou cochon d’Inde) ou l’Alpaca (petit lama)…dommage pour les animaux moins trognons.

Petite famille quechua.
Au pied des vestiges du Qorikancha, le temple du Soleil.
Le cloître du couvent Santo-Domingo, sur les ruines incas.
Plaza de Armas

Mardi 12,

Acclimatés ou pas ? On ne sait pas, on verra bien. Sacs à dos délestés des affaires trop lourdes ou inutiles, après le copieux ptit déj de la Casa de Mama (où nous logeons), on bouge au terminal des bus locaux. Le prochain bus pour Pisac ? Dans dix minutes. Nos sacs dans la soute, on s’installe dans un vieux school bus. Après une demi-heure de route à travers la montagne, on lui demande de nous arrêter à Pinchec, point de départ de notre randonnée.

Les balcons de la Vallée Sacrée

MAGNIFIQUE !!! mais pas si facile !

Il est 11h du matin quand on franchit le petit pont de bois sur le rio qui coule vers l’Urubamba. Et déjà, ça grimpe ! Entre les terrasses de culture datant de l’époque Inca, on atteint le premier village quechua. Pas un touriste, seulement les villageois. Les enfants jouent dans la cour de l’école. On croise plusieurs femmes qui montent aux champs avec leur lama ou quelques moutons. D’autres partent prendre le bus, probablement pour Pisac ou Cuzco. L’accueil est super chaleureux.

 

 

On aurait bien pique-niquer là mais le réconfort avant l’effort, ça risque de nous clouer sur place.

Au-dessus du village, la montagne. Presque au sommet, le sentier des balcons. Le premier objectif.

600 mètres de dénivelé et là, on aura vraiment mérité notre pause.

On dépasse les dernières fermes, quelques bosquets d’eucalyptus et le bassin d’eau qui sert à l’irrigation des parcelles de culture pour atteindre plus haut, les champs labourés.

 

A l’ombre des buissons, une famille de cultivateurs se repose entre deux coups de bêche.

 

 

Il est 13h30 quand on atteint le top. Le vent souffle mais bien essoufflés, on s’installe pour une petite demi-heure de récup. Devant nous, le spectacle de notre ascension. De l'autre côté, Pisac et la vallée de l’Urubamba. INCROYABLE.

 

On reprend la marche sur le sentier balisé.

 

Un peu de plat, ça fait du bien. Une fois le sommet contourné, le panorama s’élargit.

Au loin, on aperçoit les sommets enneigés de la Cordillère Vilcanota.

 

On se croyait presque arrivés. Loin de là. Entre petites descentes et remontées, on franchit le col à 4000m d’altitude. Il est plus de 17h quand on atteint la piste carrossable qui rejoint Patabamba où nous logerons ce soir. Comme nous, les paysannes, les moutons et les lamas rentrent au village. Le soleil va bientôt se coucher et la température se refroidit nettement. Mal des montagnes ? Nous sommes à 3800m. Mal de tête et fatigue, ça c’est très clair. Enfin, on y est, ça y est !

Au centre de Patabamba, une famille héberge les trekkeurs de passage. On attend un moment au milieu des garçons qui jouent au foot dans la rue. Puis l’un d’eux vient à nous. Il nous ouvre et nous explique que sa maman n’est pas encore rentrée des champs. Il nous montre nos chambres. Hébergement rustique mais accueil formidable. On entre dans la cuisine au sol de terre battue, pour s’attabler avec la famille. Dominga, la maman, a préparé une soupe, un plat de riz et de pommes de terre aux œufs et une infusion d’herbes fraîchement cueillies dans le jardin. Même si sa langue maternelle est le quechua, elle et ses enfants connaissent l’espagnol ce qui nous permet de bavarder. Tout le monde est fatigué et il commence à se faire tard. Réchauffés par l’unique poêle à bois de la maison, on traverse la cour à la lumière des étoiles pour rejoindre nos chambres. Repos bien mérité.

Le gîte.
Et le couvert
dans la cuisine de Dominga.

Mercredi,

Réveil au son de « desayuno » ! Chouette, on est affamés. Dominga est partie travailler au marché dés 4h ce matin. Après avoir habillé les deux plus jeunes des cinq enfants, son frère nous sert du thé et une étrange boisson lactée qui nous plaît bien. Confiture de fraise, petits pains et œufs brouillés. Un régal.

Dans la cour, la sœur de Dominga nous présente quelques pièces d’artisanat. On craque pour deux ptites poupées péruviennes.

Bon maintenant, c’est bien beau mais qu’est-ce qu’on fait ? La nuit de pluie a rendu les chemins difficilement praticables. L’argument n’a pas de mal à nous convaincre. L’oncle part emprunter une voiture chez des voisins et nous descend dans la vallée. 15km de piste et de virages. Tandis qu’on admire le paysage, splendide, il nous raconte un peu sa vie et nous la nôtre.

On arrive à Pisac en fin de matinée. Blotties contre la montagne, la citadelle et les terrasses incas, très bien conservées, surplombent la bourgade commerçante. Ville de marché, on en profite pour faire quelques emplettes. Tissus, bijoux, peintures… on a l’embarras du choix !

On quitte Pisac en début d’après-midi pour la ravissante Ollantaytambo. Comme d'hab, on prend le bus avec les locaux, y compris les écoliers.

 

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Katherine | Réponse 30.11.2013 22.00

des panoramas grandioses des habitants accueillants et chaleureux malgré des conditions de vie difficiles, superbe récompense après l'effort de la montée.
merci

katherine | Réponse 30.11.2013 01.04

Depuis le début, vous nous faites rêver mais la je ressens une émotion particulière devant ces photos.
et tjs un peu d'histoire.
trop bien de voyager avec vs.

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Commentaires

22.02 | 18:15

Merci Lélia !!

...
22.02 | 14:12

bonjour madame je suis dans la classe des 6 ème 2 du collège jaques marquette.
j'espère que vous allez bien votre blog est trooooooooooooooop bien

...
15.02 | 22:58

Merci Nicolas ! Et bonnes vacances!

...
15.02 | 20:57

Bonjour madame, j'espère que vous allez bien... Je suis Nicolas de 6eme2 du collège Marquette. Je trouve votre blog vraiment sympa, avec des monuments fantastiques

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